Mieux comprendre

Mieux comprendre la personne Cérébro-Lésée

     Le traumatisme crânien correspond à une lésion cérébrale d’origine traumatique.

    La principale cause des traumatismes crâniens est représentée par les accidents de la voie publique, mais il existe aussi de nombreuses autres causes, en particulier les accidents liés au travail, aux activités sportives et de loisirs, aux actes de violence, aux agressions, aux accidents domestiques et aux tentatives d’autolyse.

    On y associe les autres lésions cérébrales acquises (accidents vasculaires cérébraux, ruptures d’anévrysme, anoxies cérébrales, tumeurs cérébrales).

    Les résidents accueillis au FAM sont donc des personnes qui avaient auparavant un parcours de vie ordinaire et qui, du jour au lendemain, se sont retrouvées en situation de handicap.

   Ces personnes doivent faire face à des séquelles qui ne leur permettent plus de retrouver comme avant leur place dans la famille, dans le milieu social et dans leur situation professionnelle.

    Quelles sont les principales conséquences d’une lésion cérébrale?

    Une lésion au cerveau entraîne des séquelles d’ordre physique et sensoriel. Ce sont des séquelles visibles (fauteuil roulant, troubles de la marche et de l’équilibre, hémiplégie…).

    Un handicap cognitif, comportemental et/ou psycho-affectif est souvent associé, c’est ce que l’on nomme le handicap invisible.

    Le handicap invisible est souvent mal compris et non admis par l’entourage. Il est la cause de mauvaises interprétations :

    - Le ralentissement, les troubles de l’attention, les problèmes de mémoire peuvent être faussement reconnues comme une déficience mentale. Les troubles de l’équilibre peuvent être jugés comme un état d’ébriété. Les troubles du comportement sont sans doute les difficultés les plus déstabilisantes pour l’entourage. Ils peuvent être pris à tort comme de la mauvaise volonté, des caprices, de l’égocentrisme, de la « fainéantise », …

    - La personne peut perdre le goût de faire les choses ou la capacité d’en prendre l’initiative, elle peut avoir du mal à supporter la frustration, être irritable, avoir du mal à exprimer ses émotions… La fluctuation des troubles est induite par l’importante fatigabilité.

Quels sont leurs besoins au quotidien ?

    Les conséquences des séquelles amènent souvent pour les personnes à être secondées dans la vie courante, que ce soit en termes de stimulation à faire les choses ou d’indiçage sur la façon de les faire, d’une aide à comprendre les relations de cause à effet des difficultés rencontrées, d’une assistance à pouvoir s’autocontrôler…

    Il ne s’agit donc pas de ne faire à la place des personnes, mais de pallier à leurs difficultés en essayant de réduire progressivement l’accompagnement nécessaire pour leur permettre d’être plus autonomes et indépendants.